13/10/17 - J'ai marché à Fayet-Le-Château


J'étais venu pour de la randonnée. Je m'étais dit : commence molo, t'es loin de chez toi, vas pas de claquer un truc, parce qu'après toi qui reviens tout seul. Commences par la petite rando tranquille.

Et ben nous voilà sur la petite rando. Ca commence par un petit chemin en montée, sur le bord d'un champs à vaches. Dans le champ il y a des pierres rondes, et des arbres. Ca fait histoire de fées. Le cadre est propice aux récits fantastiques, d'ailleurs il était plus ou moins question de druides à propose de cet endroit.

J'y connais pas grand chose mais j'ai regardé un peu la végétation sauvage. Ca ressemble à la Mayenne : ortis, ronces, et d'autres espèces végétales que je reconnais de vue mais que je sais pas nommer. L'odeur est la même qu'en Mayenne. Le végétal dégage le même parfum. La différence se trouve dans la forme du territoire, l'aspect rond et lice des pierres, ainsi que dans la présence par endroit de sapins.


C'est assez beau. Il y a des choses intéressantes à voir, sur le plan esthétique. Je vois des marques colorées sur la pierre à l'entrée, je me demande ce que c'est, et je me dis que c'est peut-être une signalisation. On a, je suppose, le jaune qui veut dire : facile, le blanc qui veut dire très facile. J'arrive à un croisement, il y a un piquet en bois, à gauche blanc, à droite jaune. Je suis je jaune.


Je vois beaucoup de pierres. Et j'essaye de grimper sur presque toutes, comme un enfant. Je peux pas m'empêcher, je grimpe, j'escalade, il faut absolument que j'aille tout en haut. J'ai réussis à le faire sur presque toute, sauf une qui m'a bien saoulé. Si j'y retourne, c'est pour la grimper cette connasse ! Calmons nous ... donc, je grimpe sur les pierres, et je vois qu'il y a des troues un peu partout avec de l'eau à l'intérieur. Il y a une pierre creusé à deux endroits, comme pour faire un siège, ou comme creusé parce qu'on y a frappé plusieurs fois pour concasser quelque chose. Enfin, je sais pas vraiment ce que j'ai sous les yeux mais manifestement les pierres avaient une fonction. Si on en croit ce que le nom de la randonnée dit, ça serait lié à du druidisme, mais alors je saurais pas dire si c'est le cas. Tout autour il y a des champignons, j'essaye de m'y intéresser, mais ils sont inconnus au bataillon.

Je me trouve sur un chemin qui est sur une arrête, au sommet d'un mont. Les pierres rondes sur lesquels je grimpe sont au sommet d'une descente couverte de forêt (c'est bon à savoir).

Je continu mon chemin, et là il descend. Il descend longtemps, très longtemps, il est difficile, celui qui dérape, il va chuter pendant bien 1 kilomètre avant de s'arrêter. J'y vais tranquillement. À un moment, en plein milieu du chemin, des arbres abattus en travers. Et le descente qui est toujours aussi difficile. Il va falloir contourner, s'accrocher à ce qu'on peut. J'ai pensé que c'était peut-être pour arrêter les gens qui tombaient ? Je sais pas (j'ai oublié de préciser qu'on était passé à un code couleur orange).


Tout en bas, un chemin en travers, je le suis, il me mène devant un arbre, avec cette fois une tâche rouge. Hé merde ! La tâche rouge, ça va tirer dur. Bah, pour finir j'ai plus trouvé le chemin, et je pense que je me suis inventé la tâche noire. Là j'étais mode libre, mode animal sauvage, mode commandos. Je savais plus où j'étais, mon GPS était mort, plus de signal, plus rien. Je décide de la jouer stratégique. Je décide de grimper tout en haut d'un mont pour essayer de récupérer du signal. On dirait que je suis en train de suivre une trace humaine, mais très vite, je me rends compte que c'est des animaux qui passent par là. Là je suis hors piste, complètement hors piste. Je m'accroche à des arbres, j'évite des branches, j'essaye de choisir mes appuis, je ventile à fond, j'ai les mollets qui vont exploser, je grimpe sans arrêt, jusqu'au sommet, pour finir on dirait presque de l'escalade. Là, je vois une barrière de champs. Je me dis : "je suis sauvé !". Non, je paniquais pas, en vrai je savais que j'allais me perdre. Je m'étais remplis l'estomac de flotte pour m'assurer de ne pas crever de soif lorsque je me serais perdu (je me connais). Dans le champs, il n'y a rien, pas une vache, pas un cochon, pas une poule, rien. Plus loin on dirait un toit de maison, je pense que c'est une ferme. J'entends un "HO !", je me dis qu'on m'a peut-être vu et qu'on se demande ce que je fais là. Dans le champs on capte toujours rien. Le signal GPS c'est foutu. Juste un maigre signal qui me donne la direction de là d'où je viens. Alors je replonge dans la forêt et j'avance, tout droit, montant sur des trucs, me descend, me faisant griffer par des branches houe, partout. Je m'arrête pas. Et au bout d'effort surhumains, j'arrive à rejoindre un petit sentier qui m'indique une piste orange.

La piste orange, de la rigolade, tu marches tout droit. Et pour finir je suis retombé sur le panneau en bois qui me disait : piste jaune ou piste blanche. Dans un sens c'est blanc, dans l'autre orange ... vas comprendre. J'ai peut-être rien compris à ce que voulait dire la signalisation.

Juste, sur le retour, j'ai croisé deux femmes. Une plus âgée qui avait des jumelles, une plus jeune qui m'a dit bonjour. La plus jeune avait une voix de Vanessa Paradis, un peu. Très aiguë. Je sais pas ce qu'elles faisaient là.

J'ai bien aimé. Si je m'étais pas perdu, ça aurait été moins marrant, j'étais limite contant d'avoir à faire tout ça. La piste noire ça vaut le coup. Et puis qu'est-ce qu'ils sont hauts les monts ... ça termine jamais. Tu tombes sur des pierres rondes, sur le flanc de la colline, inatteignables à moins de crapahuter comme un força, et dessous il y a des terriers. Mais c'est des terriers à quoi ? Je sais pas dire. Je pense que c'est ces bêtes là qu'on tracé le chemin que j'ai suivi.

Le chemin que je suivais était reconnaissable à des feuilles rares, et des branches cassées. Mis à part ça il fallait vraiment avoir l'œil pour le différencier du reste.

Voilà !




Comments