06/10/17 - Guet Apens

Passage à l'IMIE, j'ai rendez-vous pour m'inscrire. Je suis reçu par l'homme d'affaire qu'est propriétaire du centre de formation. On nous dit qu'il est fou d'affaires. Il a lancé dans un produit d'entretient, il monte des entreprises, il est tout le temps partout en train d'investir dans tout.

Rendez-vous, il me pose des questions, je réponds. Il me dit qu'il n'arrive pas à cerner ma personnalité, il me demande ce que j'aime. Je lui dit que j'aime la campagne et lire. Qu'est-ce que je lis ? me demande t-il. Mon dernier livre ? Anna Karenine je lui sors. Au centre de réorientation, Anna Karenine ça avait déjà fait bonne impression, les franc-maçonnes sur place en avaient prit plein la gueule, elles me voyaient presque comme un intello je crois. Donc je lui sors Anna Karenine. Vu que c'est un gros inculte, il réagit pas, il m'a quand-même demandé le nombre de pages que ça faisait, je lui ai sortis les 753 pages avec fierté. Si j'avais dit : Babar, Tintin, ou autre, peut-être que ça aurait réagit dans sa boite cranienne.

On termine l'entretient, il me dit de rédiger un texte dans lequel je dis ce que j'aime dans la vie. Pfffff me saoule. Je le fais parce que je veux ma formation. Développeur ça a l'air bien.

Je suis accepté, j'entre en formation, prix 4000 euros, on vous trouve le stage (c'est lui qui l'a dit), vous êtes sur de bosser, développeur ça recrute à fond (encore lui qui l'a dit).

La formation en elle-même elle était pas trop male, ça allait. J'aimais bien, surtout j'adorais être seul chez moi à faire ce que je voulais, bouffer comme un porc, boire de l'alcool et me faire enculer. Franchement, j'ai adoré.

Par contre, les pauses en formation ça me fatiguait, j'en avais marre. Ca me saoulait de devoir faire ça. Je parlais presque pas, moi je voulais que ça passe vite. Ils fumaient tous. Ils étaient pas vraiment méchants à première vue, c'était des zeta presque tous, mais pas des zeta qu'ont la rage.

En fait, ils étaient nuls dans l'ensemble. Nuls en situation pratiques, mais bons en situation théoriques. Ils parlaient shemals, alpes, drogues, MAO, raves parties, geekeries, et autres balivernes.

Moi j'habitais avenue Bretagne, le 20 je crois, je suis pas sûr. C'était un coin calme, mais à part que le carré de verdure en face de chez moi ils l'ont dégagé pour y mettre un immeuble. Il y a eu une course poursuite de la rue d'en face, un mec qu'on essayait d'écraser en bagnole, et j'ai eu un flic (est-ce que c'est un vrai ?) qu'est venu frapper à ma porte rapport à un vol dans l'immeuble.

J'ai terminé ma formation sasn diplôme, sans suite d'études, avec un stage de 3 mois au lieu de 6 prévus initialement chez un franc-maçon (il me disait que son paternel était un paysan qui s'était fait écraser par un camion sur un chantier, que les taxi gagnaient énormément de blé, et qu'il avait bossé pour les police une fois via son frère ou je sais pas quoi)? Autour de chez lui on retrouvait des épages de bagnoles cramées avec des cadavres d'hommes politiques quand le coffre. Drôle de bonhomme.

L'homme d'affaire qui possédait le centre de formation était lui aussi un franc maçon. Le directeur du centre en était aussi je pense. Et le commercial qui s'occupait de nous devait en être autant. Dans notre formation on nous apprenait que les pays anglosaxons c'était formidable, que les negwes avaient des places de choix dans le pays, que les entreprises importantes du domaine étaient anglosaxones. Ca parlait dieudonné. Ca parlait Soral. Ca parlait de super héros. Et je pense que tous, mais moi surtout, on était filmés. Moi je pense que j'étais filmé chez moi, c'est clair. Je pense que le passage dans la formation était un projet encadré relatif à je sais pas quoi. Il y avait un but recherché là dedans, mais je sais pas ce que c'était. Les super héros, tout ça, ça laisse penser qu'on aurait voulu nous pousser à être des idiots utiles qui veulent sauver le monde. Qu'on aurait été exploités gratos pendant qu'on nous filmait, écoutait, surveillait tout le temps. C'est possible.
Sacha, l'Ukrainien, il devait sûrement en être non ? Il avait l'air étrange à fixer longuement des femmes dénudées sur son écran. Comme pour caricaturer un comportement. Il puait la bière tout le temps. Il devait être à moitié alcoolo.


Enfin bref, le passage à Nantes, inutile, perte de temps et d'argent, viol, mais ça m'aura permis de passer de bons moments tranquilles, tout seul.

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