10/10/17 - Mort à venir sans fuite



En décembre 2014, à la télévision, des gens sont assassinés. Tout le monde se mobilise. L'État, les citoyens, tout le monde est dans la rue, des meurtriers fous agissent. Ils égorgent, écrasent, et frappent n'importe où, n'importe quand, des plus sauvages manières imaginables. Les morts sont presque à coup sûr découpé dans leur chaire. Le douleur, si elle st sentit, doit être intolérable.

Et moi, je suis sur JVC, témoin d'activités pour le moins traumatisantes. On y prédit des attaques qui se réalisent, on utilise une débauche de moyens techniques et "artistiques", on parle d'armée, on parle de pédophilie, on parle de poignarder, on parle de tuer diversement. Et, étrangement, JE suis la cible de beaucoup de ces attaques.

Si je résume ce que je comprend : on dit de moi que je vais me faire assassiner et que je n'ai pas le choix. Soit je me suicide, soit on me tuera.

Dans la presse, on apprend que l'État est vérolé par la mafia, on nous dit qu'un stock d'armes dans une base militaire a été volé, et on essaye de vendre la soupe islamiste à grosses louches entre deux menaces de meurtre.

Je fais le bilan, des gens sont morts, d'autres mourront, face à moi j'ai les responsables. Sont-ils de l'État ? Sont-ils des groupes armés mafieux infiltrés ? Je ne sais pas, mais ce dont je suis à peu prêt sûr c'est que tout semble me faire penser qu'ils en ont après moi et qu'ils veulent me tuer, moi.

Pourquoi moi ? Là c'est la bonne question à laquelle je ne saurais jamais vraiment répondre.

Mais quand on est dans cette situation, on a soit le choix d'aller au devant de sa propre mort, soit celui de se faire assassiner sauvagement, douloureusement, par des inconnus tous puissants qui n'ont même pas peur d'agir devant le peuple entier réunit.

Physiquement, au niveau de la poitrine, c'est comme avoir un troue de balle dans le torse, et qu'on avait une constipation telle qu'on a le bousin qu'est 2 fois plus large que l'orifice. Qu'on pousse, et qu'on sent ses intestins gratter, autant que son troue se déchirer. Et ce bousin fait des centaines de mètres et tu vas le sortir morceau par morceau, sans pause, pendant des mois. Comme avoir une colique de poitrine quine termine jamais.

Vous le sentez ce moment où vous vous dites : jamais j'y arriverai ! C'est pas possible, ça passera jamais !

Et bah c'est ça. Tu te dis que tu surviras pas, que ta poitrine va se déchirer et que ton cœur va arrêter de battre. Que tout va lâcher sous la pression.

Comme si t'avais été trop loin par rapport à ce que ton corps pouvait supporter, t'as dépassé toutes les limites du supportable, t'es retenu à la vie par une cordelette et tu sais bien que si ça dure trop longtemps elle va lâcher et tu vas terminer au cimetière.

Bah le récit de ce vétéran de la première guerre mondiale c'est ça. Il a été dans la situation ou t'allais sur le front pour mourir ou bien tu te faisais abattre par tes "camarades". Tu vas vers la mort et tu peux pas fuir.

ET CE QUI EST LE PLUS ATROCE c'est que tout ça dépend du bon vouloir de gens qui vivent de petites vies douillettes. Ils sont tous, heureusement, richement, blottis dans leurs petites vies confortables. Ils savent ce qui t'arrive et ils ne font rien. Si seulement ils étaient compréhensifs ! Sensibles ! Empathiques ! Mais rien, ils n'ont rien à faire de ta souffrance, cela ne les regardes pas. Ils veulent te voir mourir pour se repaitre, comme on regarde un animal se faire manger vivant dans un documentaire animalier. T'es seul, face à la mort qu'on t'oblige à subir, et tu sais qu'ils sont tous en train de te regarder dans l'espoir que ta chaire se disloque sous leurs yeux gourmands. Ils veulent ta mort pour pouvoir zapper sur une autre chaine. T'es un personnage de fiction. T'es pas un être humain pour eux.




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