10/09/17 - Tromper

AVR a beaucoup mis en scène, fictivement, sa personne entretenant des relations intimes brèves avec des gens de passage. Dans la réalité, j'ai été confronté à deux stresses de cette nature : Gurvan et Yoni. Il s'agissait certainement de mettre en scène une tromperie pour me pousser à lui faire du mal, je ne sais pas quoi, ou à lui dire ses quatres vérités. Enfin, il y avait certainement une utilité, c'est pas gratuit, c'est ça que je veux dire.

Les cas fictifs les plus traumatisants sont : l'adepte du "percutant", et le footballeur philosophe. Il y en a eu aussi beaucoup d'autres, plus ou moins malins, mais toujours assez clairs puisqu'on évoquait : zizi dur, zizi long et péné.

Tous ces évènements traumatisants ne viennent qu'après le suicide de décembre 2016. Décembre 2016 était un suicide, en ce sens qu'il donnait la vérité au violeur en l'invitant à disposer à ma place, de "ça", aussi. Après tout ce qu'il m'avait déjà prit.

Puisque le violeur est tout puissant, le footballeur m'a semblé plausible. Les réalisateurs de films aussi. Les milliardaires, pareil. Les hackers, même chose. Les cadres de la finance, pas moins.

J'ai repensé à cette vidéo sur Arte, il y a plusieurs années. C'était un homme, pendant la guerre du Kosovo je crois, sa femme avait été violée devant ses yeux, et il était devenu complètement incapable d'y toucher. Il s'était littéralement fait éradiquer les couilles. Même parler il ne pouvait pas. Et là j'ai compris. J'ai réalisé ce que ça pouvait être que de se faire broyer les testiboulles.

Alors je me suis dit, dès décembre 2016 : protège tes couilles, elles survivront jamais à ce que tu viens de déclencher. T'as signé ton arrêt de mort. Quand t'as dit à AVR : "je vous aime", tu t'es condamné à décéder.

Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai fait l'enfant. Le petit enfant qui va demander à la madame des calins.

Ce rapport à l'évènement castrateur est très intéressant. On souffre, beaucoup, mais on garde ses noisettes propres et fonctionnelles (ça reste à vérifier). En plus, ce qu'est étrange, c'est que ça ne m'empêche pas de l'aimer. Je me sens un peu supèrieur de tolérer ses abus. Je me dis qu'elle a ses raisons. Que je suis au dessus de tout ça. Que ça me la rend humaine. C'est un amour pur, qui l'est encore plus quand il est assaillit par la laideur des gens et de leurs pulsions destructrices (celles que je supporte depuis 2014).

Donc, être trompé c'est un choc dur. Pire que tout quand on ne possède pas un sous, pas un ami, et qu'on a que la personne. Mais si on ne se suicide pas, on peut y perdre ses couilles. Je dirais qu'en moi je sens que mes couilles sont une abstraction, un rapport au monde possible de nouveau, qui nécessite un mur entre monde sans couilles et monde avec.

Quelques part, en faisant l'enfant, j'ai ramené un morceau d'AVR de l'autre côté du mur, là où j'ai pas de couilles. De telle sorte que je puisse fractionner le monde et garder une puissance d'agir sur des domaines autres. AVR est un être multidimensionnel, certaines de ses dimensions sont insérées dans un "sans-couillisme" d'autres dans un "couillisme".

Pour qu'une relation de tromperie organisée par des hominiciens soit possible sans décéder, il faut accepter de lâcher le récit commun dans un sans couillisme. Et garder un récit dictorial, radical, non négociable dans le couillisme.

Ce qui donne : "Vous allez me faire du mal, vous en faites déjà, tout ce qui vous constitut est douloureux, dans le passé, le présent et l'avenir. Vous êtes injuste, menteuse, tricheuse, mais je vous pardonne. En attendant, je ferai tout pour avoir un oui, ou un non, car tout m'amène à penser que c'est VOUS qui entretenez la situation. J'éxige donc que vous preniez position ou que vous quittiez la situation."

Elle est là la radicalité. Je lui dit : "c'est vous, ou moi, ou nous deux ensembles". Mais je n'arrêterai jamais tant que nous seront deux, séparés, dans la même situation. Et puisque c'est vous qui m'obligez à être là, et que je n'arrive pas à fuir, c'est vous qui devez choisir. Partir ou venir.

Je refuse de vous agresser, de me vanger, ou quoi que ce soit. Ca n'aurait aucun intérêt. C'est au contexte de décider si justice doit être rendue, et c'est à vous de décider si vous prenez ou non vos responsabilités vis à vis du contexte.

Je vous ai proposé de modifier le contexte. Une correspondance, entre vous et moi, qui aurait permis que nous nous entendions. Vous n'en avez pas voulu, vous avez décidé que le contexte (ou la situation, peu importe) vous convenait. Vous vouliez celà, et nous voilà où nous en sommes.

Le taureau faiblit parfois, mais il ne meurt jamais. On ne tombe pas quand on est déjà par terre. Je suis créditeur de tout. Aucune dette. Un milliardaire. Vos coups n'y changeront rien. Je suis doté du plus puissant orgueil que la terre ait portée.

Bisou AVR

PS : J'aime bien quand vous faites des trucs en rapport avec moi. Et j'aime bien aussi quand vos méchancetées elles sont trop subtiles pour qu'elles me fassent du mal. Et puis, dans l'ensemble vous me paraissez plus gentille que méchante. Là, ce que je dis, c'est comme une réalité crédible suceptible de rendre malheureux. Et de faire pigner aussi.

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