09/09/17 - J'ai faim

En ce moment j'ai faim. J'ai mangé des bonbons, bu du jean's cola, et terminé un tiers de bouteille de Martini Rosso. Ca n'a évidement pas coupé ma faim. Donc j'ai faim.

Et étrangement, j'ai une angoisse de la coquillette au beurre. Ca me ramène à mes périodes de dépression éxtrèmes. Et puisque j'ai acheté un ordinateur, puisque j'ai acheté beaucoup de bonne bouffe, je me retrouve avec le peu de fric que j'ai qui diminue trop rapidement.

J'ai voulu entreprendre un régime, pour ce faire, c'est simple. Boisson sucrée caféinée et compote forment un duo de choc. Energie et peu de calories (moins que consommées). Système digestif pas violenté et perte de poids rapide.

Malheureusement pour moi, j'ai du mal à prendre une compote et à la foutre dans ma putain de gueule. Alors j'ai faim. J'ai pas le courage d'en prendre une. Je voudrais pouvoir manger une pizza, un sandwitch, un truc consistant, bourratif, salé, avec du gout. Un steak, une paupiette, du jambon sec, des poireaux, de la salade, des tomates, de la mozzarela, des endives, des carottes rapées, des frites, des patates à la vapeur, des oignons, un poulet farci, une dinde aux marrons, une côte de porc, de la langue de boeuf, des saucisses, de la choucroute, un cassoulet, un paté de campagne, une quiche lorraine, un coq au vin, de la cervelle de vache, un coeur de poule, de la célerie, des bouchées à la reine, .... mais au lieu de ça c'est la putain de compote qu'il faut prendre.

Aucun plaisir. Je suis frustré. J'aime pas. Je veux de la vraie bouffe.

Et puis quand je vois les comptes, je me dis que ça coute un bras de la vraie bouffe. C'est là que l'angoisse des coquillettes au beurre arrive. Au nombre impressionant de mes traumatismes, il ya les coquillettes au beurre aussi.

En ce moment je lis. Je le fais assez facilement, mais pas longtemps. Plus j'ai de facilité à lire et plus j'ai des images de coquillettes au beurre qui peuplent mon imaginaire. Et je réalise que la vie est quand-même pas simple.

Pour se payer le plaisir gustatif, du touché, de l'ouïe, de l'odorat, etc. Il faut quand-même se payer le luxe de rien branler. Et pour rien branler, il faut soit être éxtrèmement pauvre, soit éxtrèmement riche. Mais dans l'éxtrème pauvreté c'est la bouffe qui pose problème. Ah, la bouffe ! Donnez moi un toit, de la bonne bouffe, une voiture qui fonctionne et j'en demande pas plus. Avec un RSA c'est limite. On peut se payer ça, mais faut pas espérer beaucoup plus, et pas rencontrer de problèmes.

Si j'étais riche ... je passeris mes journées à manger comme un porc et marcher. En ce moment je suis riche en quelques sortes. J'ai AVR. Je suis milliardaire même. Mais dans pas longtemps ça risque de se compliquer si je me soumets pas à un contrat de travail. Ah le bonheur et le luxe ... si ça pouvait durer toute la vie ...

Je suis pas encore prêt à tabasser le réel pour qu'il prenne des airs de luxe. J'en suis encore à supporter sa misère. C'est malheureux. Je voudrais tellement exclavagiser l'humanité. Comment je vais faire pour survivre ?

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