04/09/17 - Lasse

Ce qui me désole le plus dans l'histoire avec AVR, c'est qu'elle structure notre relation de la pire des manières. Elle s'est barricadée dans une sphère où l'on n'a pas accès. Elle a le pouvoir de voir et elle va, par le viol d'un sujet (moi), organiser sa lassitude pour être disposée à le haïr et l'insulter.

La logique la plus élémentaire aurait voulu qu'elle change de centre d'intérêt, mais elle ne le fait pas. Elle a décidé de suivre la voie de la capitalisation par la haine. Elle fait ses provisions de "saloperies". La pensée d'un convié va venir mettre en forme tout ça, en nous aidant à comprendre. Si le propos essaye d'être sans passions, il n'en reste pas moins quelques flocons de dégoût disposés ça et là.

Quel est l'enjeu ? Y aura t-il une morale pour finir ? Elle dit qu'il n'y a pas de morale à la jouissance.

Quand je l'écoute, j'ai face à moi une personne fatiguée, qui a terminé d'aimer purement, qui n'a plus en elle que violence et sadisme. Elle loue la nuance, et reste parce qu'elle veut, elle aussi, pouvoir dire le mal qu'elle pense de ma personne. De temps en temps, on l'invite avec insistance à jouer le rôle d'une aimante. Elle s'affaire, joue la comédie, est séduisante, sait manier ses appas, son texte, sa voix, mais elle demeure inhospitalière.

C'est la charité qui se fout de l'hôpital.

Plus nous avancerons dans le temps et plus elle me détestera. Plus elle me détestera et plus elle voudra me faire de mal.

Étant impuissant à lui faire détourner les yeux, ou à influencer la structure de nos échanges. Je n'ai que deux solutions à envisager :
  • Celle de décembre 2016, qui précède un suicide imminent : arrêter de penser, faire comme si de rien n'était, et tomber amoureux. Garder suffisamment de sensibilité pour être saisit par ses figures. En somme être : passif, heureux et inquiet.
  • Celle en cours, qui consiste à exciter mon intelligence pour ne plus sentir rien d'autre que sa haine. Cette haine, acide et animée par un désir de détruire. Une haine à vacarmes et à foules. La haine sociale.

Si je suis passif, socialement, j'accepte ma condition inférieure, en ayant accès à des échantillons de luxe. Si je suis actif, j'entre dans la catégorie des menaces terroristes conquérantes ou non-conquérantes. Par ce que je suis un "bougnoul". Sur le plan comportemental, je n'ai le choix qu'entre être intelligent, violent et sociable, être stupide, doux et sociable, ou être intelligent doux et associable. Il n'est pas souhaitable d'être intelligent, violent et associable, ou d'être stupide, violent et associable.

Donc, j'aimerais bien continuer à l'écouter passivement, amoureux, couillon de service, mais j'ai réalisé qu'un an était passé, que mes dangers étaient terminés, et qu'il fallait autre chose : apprendre.

Je me demande si vous avez une vie, vous qui vous intéressez à la mienne. AVR elle n'en a pas, ça c'est sûr.


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