04/09/17 - La gêne
La gêne, initialement, désignait une
torture. L'information vient des "mots surannés", il me
semble.
Ca voudrait dire que je serais un
bourreau qui s'ignore ? Le générateur surpuissant d'un malaise tel
qu'il dérangerait à un niveau inégalé ? Aurais-je le secret des
secrets ?
Oups ! Au moment où j'écrivais ce qui
précède, mon doigt à glissé et une suite de zéros "0"
se sont inscrites à l'écran (c'est vrai).
Je disais, qu'un insoutenable sentiment
s'emparerait des spectateurs de mes loupés. Pour eux, impossible de
voir, d'entendre, sans être sidéré, la gueule ouverte, "mais
... mais ... qu'est-ce donc que cela ?". Comme un blocage dans
la matrice, un arrêt du système solaire, une incompréhension telle
qu'elle viendrait perturber le cours des choses.
Non mais vous savez, entendre le
discours rapide et codé à l'oral ne me pose pas de problème. Le
faire m'est difficile. Comprendre un discours codé à l'écrit, est
faisable. Le produire m'est difficile.
Je comprends ce qu'on dit à l'oral,
depuis un long moment maintenant. Ce qui me pose problème c'est de
le faire aussi vite et aussi justement qu'un autre.
Je sais démonter un ordinateur, je
comprends comment il fonctionne, ses pièces, ses bus, ses
composants. Je peux le monter, le démonter, mais je suis incapable
d'en faire un identique, par cœur, dans la semaine. C'est la
différence entre un technicien et un ingénieur concepteur ayant les
outils pour mener à bien sa mission.
Ne pas pouvoir utiliser le langage à
haut niveau, à haute signification, ne veut pas dire que je suis
incapable de comprendre un discours, de le monter, le démonter,
l'observer, et tenter d'en produire un moi aussi.
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